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51e Highland
St Valéry-en-Caux

 

 

Mars 2003
Mise à jour
Janvier 2005

 

 

 

LE BILAN

La population de Lisieux , à cette époque, est de  16 000 habitants. On  comptera  plus de 1 200 morts au cours des bombardements et  un nombre équivalent de blessés qui seront soignés dans des hôpitaux de fortune à l'extérieur de Lisieux. Je suis allé dans l'un d'eux, à Beuvillers,  voir mon cousin, blessé. Une trentaine de personnes s'y trouvaient, dans un grenier, au-dessus d'une grange, allongés sur du foin ... 

Sur un peu plus de 3000 maisons, seulement 300 environ sont pour ainsi dire intactes.

Les alliés ont perdu  62 hommes. Ils reposent au cimetière militaire de St Désir sur la route de Caen, à la sortie de Lisieux.

En réalité, le nombre de soldats tombés lors des combats pour la libération  de Lisieux est difficile à évaluer avec précision  car  tous n'ont pas forcément été inhumés au cimetière militaire de St Désir. 
D'autre part, des unités ayant participé au combat ont pu venir en renfort d'autres unités déjà en place dans Lisieux ...

Ce cimetière renferme les tombes de 601 soldats  :  569 Britanniques, 16 Canadiens, 6 Australiens, 5 Sud-Africains 1 Néo-Zélandais et 1 Américain. (ainsi que 4 soldats britanniques de la 1ère Guerre Mondiale) et 3 Inconnus.

Morts en 1914

4

Morts en 1940

5

Morts en 1943 et jusque 3 juin 1944

83

Aviateurs

Morts le 6 juin 1944

5

Aviateurs

Morts en juillet 1944

10

dont 8 aviateurs

Morts en août 1944

453

Morts en septembre 1944

38

"Deuxième guerre mondiale"

3

Inconnus

601

 (Source : enquête réalisée par M.BADIN)

601 soldats britanniques reposent dans ce cimetière.

Cimetière militaire

britannique

britcim2.jpg (53678 octets).

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liquer sur les photos

 

3 735 soldats allemands reposent dans un cimetière voisin.

Cimetière militaire

allemand

deutcim.jpg (82051 octets)

Cliquer sur les photos

 

LA RECONSTRUCTION

1945 : le déblaiement a commencé, d'abord  le rebouchage des entonnoirs causés par les bombes dans certaines rues. Un petit chemin de fer à wagonnets a été construit pour le transport des décombres. Une des lignes passe par la rue Rose Harel, une autre venant du centre ville arrive rue Fournet rejoignant la première pour continuer par la rue d'Orival et se diriger vers Beuvillers. Les ruines de Lisieux ont été déversée un peu avant Beuvillers, dans la vallée, formant une sorte de grande esplanade.

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Des camions, semblables à celui de la photo transportent  les gravats. Ils fonctionnent avec un "gazogène".  En guise de pneus, ce sont  des bandages en caoutchouc plein. Quand ils passent dans la rue, les maisons encore debout vibrent jusque dans les étages.

Au fur et à mesure de l'enlèvement des débris, briques, pierres, poutres ... les caves sont apparues, formant des trous béants, protégés par des rambardes de bois ...

Au carrefour de l'hôpital, une rambarde semblable protége   le trou qu'une bombe a fait dans la voûte du tunnel de la ligne de Trouville.

On a vu ensuite apparaître des baraquements (photo ci-dessous) pour les commerces et les logements des habitants. Une cité (Américaine) s'est construite sur le plateau St Jacques, une autre (Suédoise) vers la route de Trouville ... une autre encore vers les Quatre Sonnettes. (Là où avait été installé un camp de prisonniers allemands).

panoramique.jpg (274158 octets)

                        
Au cours des travaux, il faut s'arrêter, le temps de désamorcer une  bombe non éclatée mise à jour par une pelleteuse. On nous fait ouvrir les fenêtres ... 

La reconstruction avance, d'énormes machines enfoncent des pieux qui formeront  les assises des nouveaux immeubles qui  commencent à sortir de terre.

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    La place Thiers  (Actuelle Place F. Mitterrand)